09 juin 2006

En quelques mots...


J'ai choisi d'illustrer mon amour pour la Liberté par une image montrant la noble figure de quelques grands présidents américains sur fond de bannière étoilée. On voit ainsi George Washington, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt et Abraham Lincoln tels qu'ils apparaissent gravés par Gutzon Borglum dans la roche du mont Rushmore (Dakota).
Grâce à L'Amérique, une grande partie du monde connaît la Liberté. Grâce à cette nation, les affreuses dictatures qui ont ensanglanté le XXè siècle ont fini par mordre la poussière. Grâce à l'Amérique enfin, jamais l'Humanité ne connut période plus faste en matière de prospérité et de progrès scientifique. Il ne paraît pas excessif d'affirmer avec le poète Walt Whitman, que la Constitution américaine constitue la plus belle invention en matière d'organisation humaine depuis le siècle d'or de Périclès. J'ai tenté d'expliquer les raisons de cette conviction dans un ouvrage (L'esprit de l'Amérique, Publibook 2004, cf. publibook.com, amazon.fr, chapitre.com...).


Nicolas de Staël avait intitulé l'une de ses toiles "La vie dure". C'est vrai que la vie est dure. Probablement la chose la plus dure qui puisse advenir tant elle comporte d'épreuves et d'incertitude.
Essayons cependant de ne pas sombrer dans le pessimisme, le désespoir ou encore la noirceur de l'existence. Essayons au contraire de l'embellir. Essayons d'éloigner la médiocrité pour devenir un peu meilleur et un peu plus libre chaque jour. Ne nous abandonnons pas trop aux jouissances matérielles, au culte du veau d'or, à la consommation compulsive. Sachons acheter mais pas trop, et au juste prix des choses. Le commerce équitable est celui qui est fondé sur le respect mutuel. C'est en quelque sort l'art de l'échange. Dans une société responsable, chaque citoyen a le pouvoir de le pratiquer dans cet esprit.

Cela peut paraître étrange, le besoin de publier ainsi son for intérieur, mais en somme c'est bien ce désir qui anime depuis l'aube des temps, tous les écrivains, philosophes, penseurs, politiciens, acteurs, artistes. Le seul écueil est de ne rencontrer que le vide de l'indifférence. Tant pis, après tout si une seule étoile dans le ciel n'est pas grand chose, il n'en est pas trop pour composer la multitude étincelante qui excite notre désir de plénitude et d'éternité... Il y en a qu'on ne voit pas mais elles participent tout de même de cette étonnante harmonie.
Je termine par ce vers de John Keats : « A thing of beauty is a joy for ever », Tout objet de beauté est une joie éternelle !


Je suis médecin, pas tellement par vocation. Plutôt parce que la Médecine est à la fois un art et une science. J'ai cessé toute activité de soins, mais j'ai beaucoup aimé 2 décennies durant, la tâche consistant à tenter de soulager les autres, ceux qui souffrent et qui n'y peuvent rien. Six années passées dans l'enfer des Urgences, et surtout l'excès de technicité, de bureaucratie m'en ont éloigné. J'ai relaté cette expérience dans un ouvrage un peu désabusé (Medecine Blues, Publibook 2002, cf. publibook.com, amazon.fr, chapitre.com...)

2 commentaires:

Quéau a dit…

Bonjour,
Je voudrais faire un commentaire sur l'association du concept de "liberté" faite dans votre blog avec quelques portraits présidentiels américains, nimbés de la bannière étoilée. Dans un appel à la nation du Président Eisenhower, en 1953, on peut lire: “La lutte dans laquelle la liberté est engagée est à proprement parler une lutte totale et universelle (…) C’est une lutte politique. C’est une lutte scientifique. (…) C’est une lutte intellectuelle. (…) C’est une lutte spirituelle. (…) Car cette lutte globale, au sens le plus profond, n’a comme enjeu ni la terre, ni la nourriture, ni le pouvoir, mais l’âme même de l’homme.”

Ce combat qui se mène dans "l’âme même de l’homme", selon Eisenhower, il est intéressant de rappeler la manière dont il est perçu dans la culture protestante, qui a beaucoup traité de ce problème, au long des siècles. On se souvient que Luther a longuement disserté sur le “serf-arbitre” de l’homme, contre le libre arbitre défendu par Erasme, et que pour Calvin lui aussi, “nous sommes serfs” . Pour les Protestants, Dieu est un maître absolu qui nous assigne sans recours, et sans justification, soit la vie éternelle, soit l’éternelle damnation. La servitude dans laquelle tous les hommes sont plongés est radicale. Les “élus” choisis par Dieu renoncent ipso facto à l’idée d’une miséricorde universelle, et devant l’incompréhensibilité de leur propre prédestination, ils font aussi le sacrifice de leur propre raison, définitivement dévaluée. De plus, ils acceptent la perspective d’un ordre du monde entièrement déterminé par Dieu, habité par des créatures privées de libre arbitre et de libre volonté.

Le point important que je voudrais souligner, c’est qu’il y a une contradiction formelle entre l’ethos de la « liberté » qui est officiellement proclamé dans tel ou tel pays, et la théologie de l’asservissement de l’homme, de sa prédestination, dans la culture protestante.

Je crois que de cette contradiction naissent beaucoup de maux.

Anonyme a dit…

Bonjour,

Plus "d'affreuses dictatures" grâce à ce bon vieux oncle Sam ??..

On pourrait penser à du "Bush" dans le texte !

Allez en parler aux trois quarts des peuples sud américains gentiments muselés par des généraux ou régimes totalitaires mis en place en sous main par les USA...

Je passe sur les missions "pacificatrices" visant à "libérer" un peuple pour ensuite mieux le piller et imposer sa politique.

J' ai beaucoup de respect pour l' action des Gi's tombés en France en 1944, moins pour les véritables raisons de ceux qui les ont envoyés.

Combien de mensonges au nom de la Constitution ?

On peut, hélas en dire tout autant pour la France et son régime actuel, plus proche de la république bananière que grand gardien des valeurs morales de la République...

Bien à vous.
Vincent